A Propos

Ce site a pour vocation de présenter les activités de l’Association Werner Strub. Une sélection d’œuvre du créateur y sont également proposées.

Les activités de l’association peuvent être soutenues dans la section soutien.

Werner:Le Dragon

Biographie

Après une année à l’École des arts décoratifs à Bâle, Werner Strub s’établit à Genève à l’âge de 20 ans. Il y obtient un diplôme d’interprète. Il y découvre surtout en 1959 les masques d’Amleto Sartori qui y sont exposés.

 

1959 / Il fait, en autodidacte, ses premiers essais de masques en cuir, pour lesquels il sera aidé plus tard par quelques conseils épistolaires d’Amleto Sartori.

 

Il est grandement soutenu dans son travail dès 1964 par Armen Godel qui dirigera des ateliers et des cours avec ses masques, qui organisera également, en 1965, une matinée consacrée à la Commedia dell’arte au Théâtre de Poche de Genève.

 

C’est cette même année qu’il crée ses premiers masques pour une production théâtrale dans L’Opéra du monde d’Audiberti mis en scène par Richard Vachoux, directeur de ce même théâtre.

 

Toujours en 1965 il est engagé au Théâtre de Carouge comme constructeur de décor sous la conduite de Jean-Marc Stehlé, commençant ainsi avec lui un long et fructueux compagnonnage.

 

Il y réalise les masques pour Rosaura de Goldoni que met en scène Marc Fayolle (1966), Les Charognards de Robert Weingarten créés en français par Roger Blin (1968), La Serrana de José Herrera Petere (1969) et Antigone de Sophocle (1971), deux spectacles montés par Philippe Mentha.

 

En 1967, au cours d’un voyage à Berlin, il a découvert le théâtre de Benno Besson : découverte essentielle et déterminante.

 

En 1970, il crée les masques, joue et danse dans La Paix d’Aristophane et en 1971 fait une série de masques de Commedia dell’arte pour Le Malade imaginaire,  deux spectacles mis en scène par Guillaume Chenevière.

 

Durant ces années il est encouragé par Marcel Marceau, Philippe Avron et Claude Evrard.

 

1970 / Il s’écarte assez vite du demi-masque traditionnel et imagine des masques qui peu à peu couvrent entièrement la tête de l’acteur.

 

En 1972 il est appelé à Berlin par Horst Sagert, le décorateur des spectacles de Benno Besson. Il lui demande de réaliser les masques pour Le Roi Bamba de Lope de Vega au Deutsches Theater.

 

1972 / Avec Horst Sagert, il apprend à réfléchir sur les matières : cuir, tissus, végétaux, poils, fourrure, laine… 

 

En 1974, il collabore à nouveau avec Guillaume Chenevière, cette fois à la conception et à la réalisation (écriture et scénographie) d’un spectacle sur J.J. Rousseau et la révolution genevoise : Rousseau 82.

 

De 1973 à 1978, sa renommée de créateur de masques s’internationalise.

 

II réalise des masques notamment pour Giorgio Strehler au Festival de Salzbourg (Le Jeu des Puissants, 1973), pour Roger Planchon au Théâtre National Populaire à Villeurbanne (Gilles de Rais, 1976), pour Hansgünther Heyme à Cologne (Le Songe d’une nuit d’été, Faust II), pour Maurice Béjart à Bruxelles (Pétrouchka, 1977), pour Manfred Karge et Matthias Langhoff au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève (Prométhée  enchaîné, 1978).

 

Durant cette période, il collabore aussi au Théâtre Am Stram Gram de Genève avec Dominique Catton pour La Reine des neiges d’Andersen (1975) et Nathalie Nath pour Comment la souris reçoit une pierre sur la tête et découvre le monde d’Étienne Delessert (1980). En 1977, il réalise les masques de La Tempête de Shakespeare mise en scène de Philippe Mentha.

En 1979, il co-met en scène au Théâtre de Poche de Genève Don Perlimplin avec Bélise en son jardin de García Lorca avec Alain Trétout ; il en co-signe les décors et les costumes avec Jean-Marc Stehlé et Maritza Gligo.

Il travaille enfin avec Benno Besson dont il deviendra un collaborateur très proche : Edipo Tiranno de Sophocle au Festival de Spoleto (1980), Sainte Jeanne des Abattoirs de Brecht au Dramaten de Stockholm (1981), L’Oiseau vert de Gozzi (1982-89) joué plus de 300 fois à la Comédie de Genève et en tournée internationale, Hamlet de Shakespeare (1983), Le Médecin malgré lui de Molière (1985-86), Homme pour Homme de Brecht en français à la Comédie de Genève et en allemand au Schauspielhaus de Zürich (1988).

 

En 1984, à la Comédie de Genève, il signe les masques, les décors et les costumes d’Alceste d’Euripide dans la mise en scène de Michel Kullmann.

 

En 1987, Werner Strub représente la Suisse à la Quadriennale de Prague, exposition internationale de scénographie.

 

Il travaille à nouveau avec Dominique Catton à Am Stram Gram : Mademoiselle Rouge de Michel Garneau (1989). Il entame une riche collaboration avec Roland Deville en participant aux réalisations de Jean-Louis Hourdin, comme Coups de foudres, Imprécation dans l’abattoir de Michel Deutsch à la Comédie de Genève (1991), Farces, spectacle sur des textes de Dario Fo et Molière, joués au Festival de la Cité à Lausanne et en tournée (1992) et Sans titre de García Lorca au Nouveau Théâtre de Poche (1993).

En 1995 il signe avec Deville les costumes dont François Passard dans le cadre du programme Hommage à Ernest Ansermet au Grand-Théâtre de Genève lui a confié la création pour Noces de Stravinsky chorégraphiées par Myriam Naisy. Il la retrouvera à Toulouse en 2000 où elle lui demandera de réaliser le masque de son Homme filigrane.

Toujours avec Deville en 1995 il signe le décor de Monsieur Lovestar et son voisin de palier de Eduardo Manet mis en scène par Patrick Haggiag et joué par Alain Trétout et Jean-Claude Fernandez à Montpellier, Genève, Paris et Beyrouth.

 

Il fait les masques pour Ubu roi d’Alfred Jarry mis en scène par Geneviève Pasquier et Nicolas Rossier (1997) ainsi que pour deux spectacles mis en scène par Hansgünther Heyme au Théâtre Vidy-Lausanne, Ion et Alceste d’Euripide en 1997 et 1998, pour Le Maître et Marguerite mis en scène par Lisa Wurmser (2000). Pour Besson qu’il retrouve, il crée les masques de Mangeront-ils ? de Victor Hugo joué à Vidy-Lausanne et au Théâtre de la Ville à Paris (2002),  les masques et les costumes d’Oedipe Tyran à la Comédie-Française (2006). Il créé également les masques pour Gavroche, rentrons dans la rue! de Marcel Bozonnet (Maison de la culture d’Amiens, 2008), les masques et les costumes pour A corpo morto de Vittorio Franceschi (Teatro Stabile di Genova, 2009).

 

A la fin des années 90, il établit une étroite collaboration avec Jean Liermier, acteur et metteur en scène.

 

il lui fait un masque pour Arlequin poli par l’amour mis en scène par Dominique Catton. Leur relation de travail se poursuit pour le théâtre et l’opéra réalisant masques et costumes : La Flûte enchantée (Opéra de Marseille, 2003), On ne badine pas avec l’amour (Théâtre de Carouge, 2004), Cantates Profanes, petite chronique (Opéra National du Rhin, 2006), Les Noces de Figaro (Opéra de Nancy et Caen, 2006, reprise en 2011 à l’Opéra de Rennes), Le médecin malgré lui (Théâtre des Amandiers de Nanterre, 2007), Penthésilée (Comédie Française, 2008), Les caprices de Marianne (Théâtre Vidy-Lausanne, 2008), Le Jeu de l’amour et du hasard (Théâtre de Carouge, 2008).

 

En 2010 et 2012, il réalise ses derniers masques de théâtre pour Pablo Záni à l’école de Lise Martin ainsi que le décor et le costume de ce spectacle joué par Jean-Claude Fernandez et mis en scène par Alain Trétout à Paris et pour Léonce et Léna de Büchner mis en scène par Eric Devanthéry à Genève dont il signe aussi les costumes.

 

Durant toutes ces années, il continue à côté du théâtre à développer son oeuvre personnelle en créant des masques, en fil, en ficelle, en étoupe, qui dialoguent avec leurs ombres et vont, d’une certaine façon, vers la dissolution de la matière.

 

De nombreuses expositions lui ont été consacrées à Lausanne, Genève, Zürich, Bâle, Martigny, Leverkusen, Amsterdam, Prague ainsi qu’au Centre culturel suisse de Paris.

 

Outre le Prix du Fonds littéraire tchèque qui lui est décerné à la Quadriennale de Prague en 1987, il reçoit le Kulturpreis de Bâle-Campagne en 1993 ainsi que l’Anneau Hans-Reinhart, en 2000, la plus haute distinction pour les artistes de théâtre en Suisse.

Œuvre

Werner Strub a réalisé durant sa vie de nombreuses œuvres en lien avec le théâtre. Le masque a été un élément central de sa création du bois au fil en passant par le cuir, le tissu, la ficelle.

Ci-dessous, une sélection de photos réalisées par le photographe Giorgio Skory permet d’entrer dans l’univers de Werner Strub.

Masques et théâtre

Le cuir

Le tissu

La ficelle

Le fil

Costumes

Dessins

Actualité

Retrouver les activités, les projets, les expériences de l’Association Werner Strub

Association Werner Strub

Sous le nom « Association Werner Strub », il est fondé une association à but non lucratif, dotée de la personnalité juridique au sens des articles 60 et suivants du Code civil suisse.

L’Association a pour but de promouvoir l’œuvre de Werner Strub, créateur de masques et de costumes, par l’organisation d’expositions, la publication d’ouvrages et tout autre moyen qui contribue au rayonnement de cette œuvre.

Ses membres sont issus, à titre professionnel, des arts de la scène, des arts plastiques, de la communication et de l’édition.

Le siège de l’Association est à Genève.

L’Association Werner Strub est reconnue d’utilité publique.

Président > François Passard | Vice-Président > Guillaume Chenevière | Trésorier > Bruno de Preux | Membres > Jean-Claude Fernandez | Christine Ferrier | Jean Liermier | Pierre Starobinski | Alain Trétout |

Soutien

L’Association Werner Strub a reçu le soutien d’une Fondation privée genevoise.

 

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Association Werner Strub
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